Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 14:59

...il doit y avoir un juste milieu. Le fait de recevoir un commentaire sur un blog ou un réseau social, ou de faire une vente, génère une petite dose de plaisir. Ces doses accumulées créent une addiction qui entretient le narcissisme, comme me le démontre mon expérience actuelle "sans Facebook pendant un mois". Donc, je crois que j'ai de la chance de ne pas avoir (ou presque) de commentaires sur ce blog, parce que j'y suis trop sensible. Après un tel constat, on serait presque tenté de se retirer totalement du monde. Sauf qu'à mon humble avis, il faut entretenir une relation avec le public. Ou du moins, se réserver une certaine disponibilité.

 

Alors, quelle conclusion ? En ne répondant plus à personne, un auteur peut facilement passer pour hautain et méprisant. Mais il peut aussi donner l'impression d'avoir "pris le melon" s'il parade sur les réseaux sociaux. Ma conclusion est qu'il ne faut pas rechercher le contact avec les autres auteurs ou le public, mais essayer de répondre aux questions dans la mesure du possible, si on le juge nécessaire. Il n'y a pas de règle fixe en la matière, c'est à l'appréciation de l'auteur. Cela dépend aussi de son état d'esprit.

 

Le plus important pour le lecteur, c'est de toute façon le prochain livre de l'auteur, s'il a apprécié son dernier. C'est là notre principale responsabilité, à nous autres auteurs. Avec deux enfants, une femme, un travail alimentaire et de gros efforts pour rendre visible mes livres au public, je sais ne pas pouvoir consacrer autant de temps que je le souhaiterais à l'écriture. Mais ce temps, je dois le prendre où je peux. C'est un combat de tous les jours. L'un des seuls qui vaille vraiment d'être mené, à la vérité.

Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire - Communauté : Autres Mondes...
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 13:24

Les lecteurs de ce blog auront sans doute remarqué ma propension à soutenir l'essor de l'ebook. Je pense en effet que c'est le moyen de lecture de l'avenir - et déjà du présent pour bon nombre d'utilisateurs -, et la meilleure chance d'être diffusé pour un auteur indépendant tel que moi. Néanmoins, le livre papier va continuer à exister, et je consacre pas mal de temps et d'énergie à peaufiner la qualité des livres brochés que j'autoédite. Les deux sont complémentaires. Des lecteurs qui vont sur le site de la Fnac ou d'Amazon - et sur le Kindle Store - se donner des idées de lectures,  pour ensuite acheter les livres chez leur libraire, cela existe. J'estime que ma visibilité en tant qu'auteur s'est accrue depuis l'arrivée du Kindle Store en octobre 2011. Bref, tout cela pour dire que mon "modèle économique", en dépit des apparences, inclut les libraires. Comme en atteste l'offre ci-dessous...

 

N'ayant pas de diffuseur, je ne travaille qu'en compte ferme. Pas de ventes avec retour, donc. Les livres sont envoyés après réception du règlement. Je ne vais pas faire dans l'originalité, en disant que j'offre 30% de marge libraire. Etant autoédité, je ne paye pas la TVA. Les frais de port sont offerts pour 10 exemplaires commandés (exemple : 5 Souffle d'Aoles et 5 Eau Turquoise, ou 3 de chaque et 4 Explorateurs). Livraison sécurisée par DHL en trois jours pour toute commande de 10 exemplaires ou plus. Pour moins de dix commandes, les frais de port sont rajoutés. L'offre de 10 exemplaires sans les frais de port devient évidemment intéressante uniquement en cas de commandes répétées dans l'année. Ainsi, vous économisez 25 euros pour une seule commande de dix par rapport à 5 commandes de deux exemplaires. A vous de voir. Si vous souhaitez passer commande, envoyez-moi un e-mail à emlguillotatyahoo.fr. N'hésitez pas à consulter mon site pour le dossier de presse et la revue de presse.

 

couv eau turquoise face avant

Lesouffle2

 

couv les explorateurs

Par Alan Spade - Publié dans : Librairies - Communauté : Autres Mondes...
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 00:01

Apple a fait parvenir aux (auto)éditeurs d'ebooks présents sur l'iTunes Store, il y a quelque temps, une véritable clause "anti KDP Select". C'est en tout cas comme cela que je l'interprète. KDP Select est une opération promotionnelle des ebooks chez Amazon, qui permet de mieux vendre, en contrepartie de quoi vous leur cédez l'exclusivité sur la vente des ebooks concernés pour trois mois. Pour contrecarrer ce dispositif marketing, Apple, dans cette modification de contrat, donne pour obligation aux auteurs de distribuer chez Apple tous les ebooks développés sous une forme autre que l'epub, en citant l'exemple du PDF. Apple se réservant la possibilité de convertir les fichiers concernés, à son propre coût, en format epub.

 

Une formule assez habile, qui évite à Apple, en prenant le PDF comme exemple, l'utilisation du terme "PRC" ou "fichier mobi" qui sont les types de fichiers présents sur l'un des principaux concurrents, le Kindle d'Amazon. On sait que de nombreux auteurs autopubliés intéressés par KDP Select ne veulent pas prendre la peine de retirer leurs ebooks de la concurrence, mais préfèrent appliquer KDP Select pour des oeuvres inédites. Cette clause vise à les empêcher de faire cela : à partir du moment où vous mettez des ebooks chez Apple, il faut y mettre tout votre catalogue, y compris vos nouvelles parutions, sous peine de rupture de contrat. Ce qui vous empêche de facto d'opter pour KDP Select

 

Personnellement, j'ai signé cette clause d'Apple : j'entends "jouer le jeu" avec chacun des partenaires en présence. Je trouve cela assez significatif du duel que se livrent ces deux acteurs, mais aussi, de l'intérêt que peut susciter la vente d'ebooks pour Apple. Apple, qui vient de développer son applicatif ibooks 2.0, qui permet d'intégrer certaines fonctionnalités comme la 3D pour des ebooks enrichis.

 

Bon. Pour vous dire le fond de ma pensée, j'ai beau être un auteur de SFFF, je suis avant tout un littéraire. Je ne crois guère aux ebooks enrichis. De même, je pense que les vrais lecteurs de romans se retrouveront davantage sur Kindle, Bookeen, Sony ou Kobo que sur iPad. Il faut être réaliste, Steve Jobs a privilégié les "gadgets multifonctions qui en jettent" aux véritables appareils de lecture. De son vivant, lui-même pensait la lecture en déclin, et il ne s'en est pas caché lors d'une interview. C'est vrai qu'au premier abord, une liseuse de type Bookeen fait sans doute pâle figure devant un iPad. Mais un lecteur sur Bookeen sera au moins autant immergé, si le livre est passionnant, qu'un utilisateur d'iPad. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : il y a des lecteurs sur iPad, de vrais passionnés de littérature. On ne saurait oublier, pourtant, qu'iBooks 2 n'est pas la seule application présente. Il y en a des dizaines de milliers d'autres, plus de 100 000 ! Cette apparente force d'Apple est aussi sa plus grande faiblesse dans la course à l'ebook. Pour une bonne et simple raison : la dispersion. Etre lecteur demande un certain effort, il faut rester concentré sur son sujet, sans avoir la tentation d'aller surfer ou d'écouter de la musique.

Par Alan Spade - Publié dans : Lecture sur écran - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 14:04

Avec son Kindle, Amazon a révolutionné l'industrie du livre outre Atlantique. En compagnie d'autres acteurs, ce grand groupe est en train de réaliser la même chose en Europe. Je suis satisfait de pouvoir vendre sans DRM (verrou numérique)* mes ebooks sur le Kindle Store. Je suis reconnaissant envers Amazon de faire décoller mes ventes, notamment des deux premiers tomes du cycle d'Ardalia. Comme la plupart des auteurs autoédités, je lui suis aussi très reconnaissant d'amener une véritable concurrence aux éditeurs traditionnels. Malgré tout cela, je n'oublie pas qu'Amazon est un grand groupe. En tant que tel, comme les autres, il a tendance à viser l'hégémonie sur le marché. C'est pourquoi il est à mes yeux essentiel de favoriser la diversité et la concurrence sur le marché des liseuses électroniques. Et d'autant plus qu'avec les logiques propriétaires, les lecteurs ont tendance à devenir "captif" de leur liseuse, c'est à dire qu'il leur est difficile d'aller vers une autre une fois qu'ils ont pris leurs habitudes. Si j'ai un message à faire passer aux auteurs, c'est : "attention à ne pas avoir la vue trop courte." J'ai donc décidé de ne pas opter pour le système KDP Select qui prévoie de donner l'exclusivité sur ses ebooks pendant trois mois à Amazon. Et ce, quelles que soient les augmentations possibles du chiffre de vente grâce à ce système. 

 

C'est là une différence majeure entre l'auteur américain Joe Konrath, et moi-même. Lui a opté pour KDP Select. Il refuse pour le moment de se prononcer sur l'intérêt de ce système, mais a tout de même laissé entendre de très fortes ventes grâce à KDP Select et a dit, à propos de l'exclusivité : "ce n'est que pour trois mois, alors que les ebooks, c'est pour la vie." A cela, je lui répondrais : les ebooks, c'est pour la vie, en effet, mais les sociétés qui produisent des liseuses sont périssables. Cela implique des investissements massifs. En cette période cruciale d'émergence de ce marché, si les gens se détournent d'une liseuse parce que, pendant trois mois, leurs auteurs favoris ne seront pas dessus, la société qui produit cette liseuse a de fortes chances de péricliter.

 

On va me rétorquer: "c'est le business." Oui, mais justement, nous autres auteurs indépendants pouvons influer sur le business. Nous avons ce pouvoir. Joe Konrath n'a pas toujours tenu son discours d'aujourd'hui envers les éditeurs traditionnels. En 2005, dans ce billet, il avait plutôt tendance à les défendre. Il disait en substance : "plutôt que de critiquer votre éditeur, demandez-vous ce que vous avez fait pour lui." Un changement radical avec le dernier billet sur son blog, auquel j'adhère d'ailleurs totalement, et où il recommande aux auteurs qui connaissent de fortes ventes sur Kindle de se méfier des sirènes des éditeurs.

 

On peut comprendre ce revirement. Quand vous avez un boulot, vous n'avez pas envie de dire du mal du patron sous peine de prendre la porte. Et quand vous en trouvez un autre, vous reprenez vos libertés à l'égard du premier. C'est humain, et j'ai réagi de la même manière à mes débuts chez Lokomodo. Mais justement, nous avons l'opportunité, nous autres auteurs autopubliés, d'avoir plusieurs patrons et non un seul. Je veux dire, si nous permettons à Amazon d'écraser la concurrence et de rester seul aux commandes, nous deviendrons totalement dépendants. Ça fait réfléchir, non ?

 

Donc, je préfère Konrath quand il recommande aux auteurs de vendre leurs ebooks sur leur site que lorsqu'il parle de KDP Select. Cette opération d'Amazon n'est d'ailleurs pas seule en cause. D'autres dangers pointent à l'horizon. Celui, par exemple, d'une entente entre concurrents visant à diminuer la rémunération des auteurs. Comment réagir à cela ? Eh bien la bonne nouvelle, c'est qu'en devenant indépendants, les auteurs gagnent un bien précieux entre tous : la liberté de parole. Ils peuvent dénoncer ce qui ne leur plaît pas. Ils peuvent aussi choisir de retirer leurs ebooks de telle ou telle librairie en ligne. Ou bien de n'y mettre, à très bon marché, que des versions tronquées en invitant le lecteur, s'il a aimé le début du livre, à lire la suite en récupérant le fichier complet sur le site de l'auteur.

 

Nous n'en sommes pas encore là, fort heureusement. Mais les auteurs doivent se souvenir que s'ils ne publient que chez un libraire en ligne, celui-ci deviendra de fait leur éditeur. C'est changer de maître pour un autre. Et, selon toute vraisemblance, ne serait-ce que par la force de l'autocensure, cela revient à se priver de sa liberté de parole.

 

 

*Pour dupliquer un ebook sans DRM en provenance du Kindle Store, il suffit de le télécharger sur PC et d'aller sur le dossier "My Kindle content". On peut ensuite transférer l'ebook sur clé USB, sur sa liseuse ou même, le transformer en epub via un logiciel gratuit, Calibre. Cela permettra de le lire sur d'autres appareils.


Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire, éditer - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 23:09

A noter l'apparition d'une section ebooks Kindle, Apple et Kobo sur le forum d'auteurs SF, Fantasy et Fantastique Babel la Ghilde des mondes. On y trouvera des liens ressources intéressants pour créer ses ebooks sous ces différents formats. Merci au webmaster du forum, L.V. Cervera Merino !

Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire, éditer - Communauté : Autres Mondes...
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 21:23

N'allez pas croire que j'ai déjà rompu ma promesse : simplement, je continue de recevoir certaines notifications en provenance de Facebook par e-mail, dont celle d'un nouvel article concernant Le Souffle d'Aoles et une interview donnée au blog YmaginereS. Merci à Doris et à toute l'équipe !

 

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Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire, éditer - Communauté : Autres Mondes...
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 21:33

A la suite d'une discussion avec mon épouse, et après le visionnage d'un reportage dans le journal sur Thierry Crouzet, j'ai décidé de ne plus me connecter pendant un mois sur Facebook.

 

Son expérience a trouvé une réelle résonnance en moi. Je ne pense pas être autant accro que lui l'était au net, néanmoins, je trouve que je me connecte trop. La source principale de ces connexions, pour moi, c'est Facebook. L'une des principales justifications que je me trouve en me connectant sur Facebook, c'est : "cela m'aide à vendre", que ce soit des livres papier ou des ebooks. C'est devenu un réflexe. Or, en réalité, je ne démarche personne sur Facebook pour vendre mes livres, et il n'arrive que très rarement que j'y croise des personnes rencontrées en dédicace, à l'exception bien sûr des autres auteurs. Donc, je serais curieux de savoir si mon absence va entraîner un fléchissement des ventes.

 

Et il faut bien reconnaître que je trouve ce réseau social, au bout du compte, aliénant. Un auteur est souvent quelqu'un d'angoissé, c'est entendu. Vouloir tromper son angoisse en allant sur le réseau social, est-ce la solution ? Ou un moyen d'écrire moins, d'angoisser plus et de retourner encore plus souvent sur Facebook ? Le réseau démultiplie le côté narcissique des blogs. On n'arrive pas à avoir de commentaires sur son blog, à faire réagir les gens, donc on va sur Facebook. Je parle pour moi, bien sûr, je n'accuse personne.

 

Tout cela n'est pas très sain. Cette quête de la reconnaissance n'a pas de limites. Or, il faut savoir vivre sans. Vivre pour sa quête, atteindre le sommet de la montagne (la fin du livre) et y profiter de l'air pur, mais sans attendre d'applaudissements, juste les remerciements de son corps. Et repartir vers d'autres sommets, en essayant d'éviter les abîmes. Voeu pieu ? Promesse d'ivrogne ? Nous verrons. Un auteur est souvent en lutte contre ses démons, ce n'est qu'un de plus à combattre.

Par Alan Spade - Publié dans : Famille - Communauté : Autres Mondes...
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 10:52

Smashwords est un site de qualité, qui permet aux lecteurs de télécharger les ebooks dans de nombreux formats différents. Je n'ai aucun doute là-dessus. En revanche, là où le bât blesse, c'est en ce qui concerne la diffusion/distribution vers d'autres plates-formes, ou au moins l'une d'entre elles.

 

J'ai déjà écrit sur ce blog que je préconisais pour les auteurs indépendants de se passer de diffuseur numérique. Avec un diffuseur numérique, vous perdez le contact direct avec des revendeurs comme Amazon, Apple ou Kobo/Fnac, et donc une bonne part de contrôle. En outre, ce n'est évidemment pas intéressant de reverser une partie de votre marge, surtout quand on entend vendre ses ebooks à moindre prix.  

 

Dans le cas plus particulier de Kobo/Fnac, j'avais laissé Smashwords gérer la diffusion avec Kobo, car je n'étais alors pas en contact avec les gens de Kobo. Mal m'en a pris. En allant sur la page de mon roman Le Souffle d'Aoles en version ebook sur le site de la Fnac, je me suis aperçu :

 

- qu'il n'y avait pas de description

- que mes ebooks y étaient vendus "avec Adobe DRM". Horreur !

- que mon changement de prix du 25 décembre n'avait toujours pas été répercuté.

 

Bref, comme on dit dans le Sud, "une grosse caguade". Et je ne suis pas le seul auteur indépendant concerné ! J'ai donc bien sûr sélectionné aussitôt "opt out", non seulement concernant Kobo sur Smashwords, mais également concernant tous les autres revendeurs. Je ne souhaite en effet pas revendre avec DRM sans en être informé.

 

Une bonne nouvelle tout de même là-dedans : je suis maintenant en contact direct avec les gens de Kobo. On peut les contacter via cette page, à condition de le faire en anglais. Ils sont réactifs et ça s'est bien passé. J'ai renvoyé à Toronto hier mon contrat de distribution chez eux, signé. J'ai une clause de confidentialité qui m'empêche d'être trop précis, mais les conditions sont aussi avantageuses que celles d'Apple (et donc, meilleures que celles d'Amazon en ce qui concerne les ebooks à moins de 2,60 euros). C'est promis, mes ebooks seront sans DRM sur Kobo ! Et je les fixerai au même prix qu'ailleurs...

Par Alan Spade - Publié dans : Editer - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 11:50

Je souhaite aux lecteurs de ce blog une bonne et heureuse année 2012, fertile en lectures épanouissantes ou distrayantes ! En ce qui me concerne, elle sera placée sous le signe de l'écriture du troisième tome d'Ardalia. Et au niveau lecture, je pense lire davantage en numérique qu'en papier en 2012. Pas par idéal, mais parce que c'est plus pratique pour moi. Mes lectures en cours : Les Tétraèdres, de Yurani Andergan (papier), et le premier tome de la trilogie Atlante de Corinne Guitteaud, Aquatica (numérique).


 

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P-S : déjà un exemplaire du Souffle d'Aoles et un exemplaire d'Eau Turquoise vendus en numérique sur Kindle en regardant mon compteur ce matin. Cela commence bien !

Par Alan Spade - Publié dans : Idées lecture - Communauté : Autres Mondes...
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 13:53

L'année 2011 aura souvent été éprouvante, mais également riche en expériences et en émotions. Elle se conclut sur un sentiment d'espoir comme j'en ai rarement connu. Il y aura, pour moi, un avant décembre 2011 et un après décembre 2011. C'est le mois où l'auteur américain Joe Konrath a vendu 7000 ebooks en moins de deux jours. C'est le mois où je suis passé, à mon échelle infiniment plus modeste, de 21 ebooks vendus sur le Kindle Store d'Amazon le 25 décembre à 53 ebooks le 31 décembre, c'est à dire après le changement de prix. Ce n'est pas rien, si l'on tient compte du taux d'équipement encore réduit en matière de Kindle en France. Et j'espère fermement voir arriver mes ebooks sur d'autres plates-formes comme le Kobo Store (je suis en contact avec eux) ou le Bookeen Store. Retour chiffré sur une année qui m'aura permis de faire progresser mon activité, avec plus de 1000 Souffle d'Aoles vendus (en version brochée) et le quasi doublement du bénéfice et du chiffre d'affaire... mais aussi des dépenses.

 

Petite précision tout d'abord, à propos de mon recueil Les Explorateurs, je n'évoquerai ici que les chiffres de vente des exemplaires papier réalisés en autoédition, c'est à dire depuis la reprise des droits en novembre 2011 (il était précédemment édité chez Lokomodo).

 

Versions brochées :

 

Le Souffle d'Aoles : 643 exemplaires (produit des ventes déjà perçu) vendus en 2011, soit 1041 exemplaires depuis sa parution en mars 2010.

 

Eau Turquoise : 162 exemplaires vendus depuis sa sortie en avril 2011. Je n'ai jamais évoqué les ventes d'Eau Turquoise jusqu'à présent, parce que, je l'avoue, j'étais déçu. Je m'attendais à recevoir plus de commandes du deuxième tome, d'autant qu'au moment de sa parution, j'en avais vendu déjà plus de 500 du premier. Je ne suis pas une machine. Ces ventes plus faibles que prévu ont entraîné un doute sur la viabilité de mon activité. Et comme, lorsque j'écris, je doute aussi systématiquement de la qualité de ma prose (aussi bien de la forme que du fond, c'est une manière pour moi de m'améliorer), toutes ces interrogations ont ralenti mon écriture du troisième tome du cycle. Mais je sais que je mènerai ce projet à terme. Je le dois aux lecteurs, bien sûr, mais avant tout à moi-même. Et il faut voir que le tirage initial de 250 exemplaires d'Eau Turquoise a largement été rentabilisé.

 

Les Explorateurs : 16 Explorateurs depuis novembre. Ce n'est pas beaucoup, mais dans mon activité, le moindre apport est vital. Et puis il ne faut pas oublier 10 autres exemplaires de ce recueil déjà vendus que je n'inclus pas parce qu'ils n'ont pas été réglés. Le tirage initial des Explorateurs est de 150 exemplaires. Ces derniers ne seront vendus qu'après écoulement du stock précédent, sauf en cas de commande Internet.

 

Pour en arriver là, il aura fallu 36 séances de dédicaces (en réalité 38, mais les deux dernières n'ont pas encore été réglées). Les 821 livres vendus ne l'ont pas tous été en dédicace, mais je dirais que je suis à 18 exemplaires vendus par séance. Au moins.

 

Versions ebooks :

 

Pour rappel, j'avais  vendu 3 ebooks en 2010. Les chiffres de cette année ne tiennent pas compte des ventes depuis octobre, qui n'ont pas encore été réglées, et commenceront à l'être en janvier. Donc, les ventes Kindle, dont les 56 ebooks vendus ce mois-ci n'apparaissent pas ci-dessous (j'en parle néanmoins un peu plus bas).

 

Le Souffle d'Aoles : 9

 

Eau Turquoise : 8

 

Les Explorateurs, le recueil : 21

 

Grand Pouvoir Séculaire (GPS), nouvelle fantastique : 29

 

Désastre : 9

 

Entre deux feux : 5

 

Marinopolis : 4

 

Confrontation : 3

 

La Chasse : 4

 

Source de Jouvence : 1

 

Total des ventes réglées : 93 ebooks. C'est à dire qu'en nombre, les ebooks représentent 11,32 %  des exemplaires, ce qui n'est pas négligeable. En valeur, c'est beaucoup moins.

 

Chiffre d'affaires total 2011 : 17 145 €. C'est le total de l'argent généré par mes livres, marge libraire comprise.

Chiffre d'affaires : 13346,50 €. Le même chiffre, moins la marge libraire. C'est donc l'argent, en quelque sorte, que j'ai vu passer.

 

Dépenses : 8910,99 €. Dont 7105,13 € de frais d'imprimeur. Cela comprend deux tirages de 250 exemplaires du Souffle d'Aoles et un tirage de 500 exemplaires du Souffle d'Aoles, ainsi que le tirage de 250 exemplaires d'Eau Turquoise, celui de 150 exemplaires des Explorateurs, la reprise des 54 exemplaires des Explorateurs parus aux éditions Lokomodo, et divers petits tirages et frais de révision des fichiers par l'imprimeur.

 

Bénéfice : 4435,51 €. Contre 2244,49 € en 2010. Pas encore de quoi en vivre, ni même suffisamment pour passer semi-pro, mais en progrès.

 

Bénéfice des ebooks : 179,12 €. Soit 4% des bénéfices totaux. Un chiffre finalement fidèle à celui du marché des ebooks en France en 2011, mais qui ne tient pas compte, répétons-le, des ventes Kindle.

 

Ventes Kindle depuis octobre (non comprise dans le bilan 2011) :

 

26 ebooks en octobre et novembre, plus 53 ce mois-ci soit 79

 

Ventes Apple depuis octobre :

 

9 ebooks (7 ce mois-ci). Mes ventes Apple se sont effondrées dès octobre, soit dès le lancement du Kindle Store en France. Je ne sais pas si d'autres que moi sont dans le même cas.

 

Je suis en tout cas persuadé que le chiffre de 4% de bénéfices provenant de la vente d'ebooks va s'améliorer en 2011. L'important est pour moi de ne pas m'enflammer, sachant qu'on ne maîtrise pas grand-chose en ce qui concerne les ventes dans ce domaine.

 

Lien vers le bilan 2010

Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire, éditer - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Prochaines dédicaces

Prochaines dédicaces (2011-2012)
 
- samedi 4 février, 10h00 -19h00 : Leclerc Fosses, ZI de Fosses, Fosses (95)
- du vendredi 10 février au dimanche 12, 10h30-18h00 : Festival Zone Franche de Bagneux, salle des fêtes Léo Ferré, 6 rue Charles Michels, Bagneux (92)
- samedi 18 février, 10h00-19h00 : Cultura Claye-Souilly, Rue Victor Drouet  Claye Souilly (77)
- samedi 25 février, 10h00-19h00 : Cultura St Maximin, 321 rue de l'égalité, Saint Maximin (60)
- samedi 3 mars, 10h00-19h00 : Leclerc Trie-Château, RN 181, Trie-Château (60)
- samedi 10 mars, 10h00-19h00 : Cultura Gennevilliers, avenue Charles de Gaulle Gennevilliers (92)

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  • Alan Spade
  • Homme
  • 17/10/1971
  • Pontoise
  • Musique Cinéma Littérature Jeux vidéo Tennis de table
  • Marié et père de deux enfants, j'ai été critique de jeux vidéo avant de me tourner vers l'écriture. Mes sources d'inspiration : tout ce que je peux vivre personnellement ou par procuration !

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"Il faisait chaud dans la tannerie en dépit des portes et fenêtres ouvertes sur l’extérieur, maintenant en permanence un courant d’air. Malheureusement en ce premier mois du renouveau, l’air était déjà ardent et sec dans les Canyons de Panjurûb. Les exhalaisons des charognes dominaient tout dans l’atelier. C’était à peine si l’odorat pourtant sensible des hevelens parvenait à distinguer leur propre transpiration de cette infection. Chargés de la découpe des peaux et des différentes opérations de tannage, les six ouvriers portaient pour tout vêtement un pagne et des sandales en tissu. A l’instar de la plupart de leurs concitoyens vivant à Durepeaux, ces six-là avaient le crâne rasé...." (Premières lignes Le Souffle d'Aoles - Alan Spade - Editions Emmanuel Guillot)

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