22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 15:01

Toute ressemblance de ce deuxième chapitre du troisième tome du cycle d'Ardalia avec l'actualité (et notamment l'actualité aux Etats-Unis) serait bien évidemment purement fortuite. Ayant écrit ce chapitre il y a un peu moins de deux ans, je ne puis être tenu responsable de toute coïncidence malheureuse.

La version PDF imprimable fidèle à la maquette originale

La version epub (lisible sur Sony, Apple, Kobo, Bookeen, PC/Mac etc.)

La version Kindle (e reader Amazon)

Ce chapitre ira à terme rejoindre les sections fantasy de mon site et la section ebooks gratuits de ce blog.

 

A la semaine prochaine pour le troisième chapitre...

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 16:12

Il suffit parfois d'une plume. Une simple plume, pour faire basculer la vie d'un être.

 

http://www.youtube.com/watch?v=K6rX1AEi57c&feature=em-hot

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 14:29

Avis à toutes celles et ceux qui n'auraient pas lu les deux premiers tomes et voudraient s'éviter des spoilers : ne tournez que les deux premières pages ! (et encore). Comme annoncé dans le précédent article, le livre est en précommande jusqu'au 15 juin. Prochain chapitre la semaine prochaine sur ce même blog...

La carte à l'intérieur est de Sabrina Tobal, de même que la magnifique quatrième de couverture. Thibaut Desio ayant eu un empêchement, je remercie Sabrina d'avoir été si merveilleusement rapide et réactive (elle a dessiné la carte et la quatrième en une semaine). Là où Thibaut est un talent superconfirmé, Sabrina est une illustratrice qui monte, et qu'il va vraiment falloir suivre à l'avenir. Un petit tour sur le site Sabrinanime vous le confirmera.

Pour vous faire une meilleure idée de la quatrième de couverture de Sabrina, je recommande de vous rendre sur mon site et de faire descendre l'ascenseur jusqu'en bas. Sur la démonstration flash, son travail est un peu déformé, ce qui ne sera pas le cas sur le livre bien sûr.

Vous pouvez télécharger en bas de l'article les fichiers PDF, epub et Kindle de ce premier chapitre. Une nouvelle possibilité qu'offre la dernière version d'Overblog, et dont je compte bien tirer parti à l'avenir. Le fichier PDF correspond presque exactement (en dehors de la quatrième de couverture) à la maquette du livre papier, de manière à se faire une idée précise du contenu. Petite innovation, le prix de la version ebook est indiqué sur la quatrième de couverture de démonstration (ce ne sera pas le cas sur le livre).

La version PDF imprimable fidèle à la maquette originale

La version epub (lisible sur Sony, Apple, Kobo, Bookeen, PC/Mac etc.)

A la semaine prochaine pour la suite...

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:04

A l'occasion de la sortie du troisième et dernier tome du cycle d'Ardalia, Les Flammes de l'Immolé, j'ai décidé de définir non pas une, mais deux dates de sortie. La version ebook sortira le 3 juin. La version papier sortira le 22 juin. Par ailleurs, le livre papier est désormais en précommande : la version numérique (epub et Kindle) et les frais de port sont offerts pour toute commande jusqu'au 15 juin compris sur mon site internet, qui se pare pour l'occasion de nouvelles couleurs (merci à l'illustratrice Sabrina Tobal).

 

 

La grande traque avait commencé, et les hevelens étaient le gibier. Quand se conclurait-elle ? Et comment ? Impossible de le prédire.

 

L’armée de Malia vaincue, les forces de la Destruction font le siège de la Porte des Canyons et se répandent dans les Steppes Venteuses. Pour chaque enfant du vent ou de l’eau capturé et précipité dans la Grande Déchirure, c’est un nylev, un être de feu qui naît. Pelmen, Laneth, Lominan et Elisan-Finella doivent convaincre les krongos de se joindre à leur lutte désespérée. Mais les êtres de pierre ne sont qu’une poignée, et plus rien n’entrave Valshhyk, l’Immolé…

 

Les Flammes de l’Immolé est le troisième et dernier tome du cycle d’Ardalia, roman de science-fantasy.

Pour celles et ceux qui souhaitent précommander : ils recevront (s'ils le souhaitent) la version ebook de leur choix (epub ou Kindle) avant tout le monde, dès la semaine du 27 mai.

La version papier sera envoyée dès que possible, dans le courant du mois de juin, ou fin juin en cas de délai supplémentaire lié à l'impression et l'envoi.

En précommande jusqu'au 15 juin

556 pages, format 16 x 23 cm

ISBN : 979-10-90571-19-8

Quelques explications sur les dates de sortie : La version papier est à 24 €, la version ebook sera la première semaine à 3,49 €, avant de passer ensuite à 4,49 €.

On me dira, ce n'est pas très bien vu commercialement de rendre disponible la version ebook avant la version papier. Le prix peu élevé de l'ebook risque de "tuer" les ventes papier. Sans doute, mais il faut rendre justice au livre électronique, c'est un moyen de lire beaucoup plus rapide (et moins lourd) que le bon vieux papier. Et je pense à celles et ceux qui souhaiteraient partir en vacances dès le début juin avec la version électronique en poche.

Par ailleurs, le livre papier a ses qualités propres. J'ai tout fait pour qu'il offre une expérience de lecture confortable. Il saura, j'en suis sûr, tirer son épingle du jeu. Je le présenterai en dédicace au Leclerc de Fosses le samedi 22 juin. Un endroit que je n'ai pas choisi au hasard, puisque j'y ai réalisé pratiquement mes meilleures ventes.

Je tiens à ajouter à l'attention des lecteurs de la première heure du cycle (2010 tout de même) que je suis désolé du délai d'attente pour lire la fin. Vraiment. Je n'aurais pas dû attendre autant du deuxième tome (qui s'est tout de même vendu à plus de 500 exemplaires, contre plus de 1800 pour le premier), et aller plus vite sur le troisième. Si j'ai une leçon à tirer de l'écriture de ce cycle, c'est celle-ci, aller toujours vers le projet suivant sans regarder en arrière.

[EDIT] Depuis que j'ai opéré la mise à jour technique de ce blog, j'ai perdu la fonction newsletter. Désolé de ne pouvoir donner suite de ce côté. Il est néanmoins toujours possible de s'abonner aux articles du blog, et les abonnés recevront une notification pour celui-ci.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 18:01

Où l'on voit que pour s'approcher de son idéal de couverture, il faut parfois payer de sa personne... Ce qui ne diminue en rien le fantastique travail de Thibaut Desio. N'hésitez pas à vous rendre sur son site ou sur son deviantart si vous souhaitez vérifier par vous-même, voire le contacter...

Comme à l'habitude, nous avons procédé par étapes pour cette couverture du troisième tome du cycle d'Ardalia, intitulé Les Flammes de l'Immolé.

 

Il y avait trois choses que je voulais faire ressortir avec cette couverture :

- la menace (le danger)

- le défi

- la symbolique du démon qui tient le monde dans sa main

Pour les images de très petite taille de type vignette qui apparaissent notamment sur des sites de vente comme Amazon, deux de ces caractéristiques devaient être préservées, le défi et la menace.

Après plusieurs séries d'indications, voici ce que cela donnait avec le troisième croquis en noir et blanc :

 

Dois-je l'avouer ? Je trouvais cette image trop statique, et je me suis un peu énervé. Pour un auteur, être incapable de faire comprendre ce que l'on veut par des mots peut s'avérer à la fois frustrant et irritant.

J'ai très vite compris, toutefois, qu'il serait stupide de ma part de tirer sur l'ambulance. J'étais convaincu et n'ai jamais douté un instant que Thibaut Desio avait très largement le talent pour cette couverture. Il y a juste eu un moment où j'ai été frustré du tour que prenaient les choses. Cela peut arriver, et mes erreurs peuvent servir à d'autres.

Et puis, une idée toute bête m'est venue. Je remercie ma fille Nadège (huit ans aujourd'hui) d'avoir pris la photo :

Si vous me voyez dans cet état dans la rue, n'hésitez pas à changer de trottoir

Nous avons eu de la chance sur ce coup-là : le soleil et l'ombre de la façade de ma maison étaient juste au bon endroit. Cela a donné des indications précieuses à Thibaut, lui permettant d'améliorer le contraste, le relief, et donc, le côté réel de la couverture.

Par rapport à l'image qui correspond à la troisième esquisse en noir et blanc, il a fallu faire des concessions. Et notamment les cornes sur les épaules du démon, qui figurent toujours dans le roman mais qui ont été retirées ici, pour une meilleure harmonie de l'image.

Ce qui importait le plus à mes yeux, c'était la posture et la dynamique de l'image. Elles seules pouvaient à mon sens refléter le côté menaçant, y compris dans une simple vignette. Thibaut a eu l'idée géniale de rendre floues les tentacules pour donner l'impression de mouvement, et voici ce que cela donne :

Remarquez l'utilisation similaire de l'ombre et de la lumière par rapport à la photo précédente

Je crois que l'on se rapproche d'un niveau professionnel pour la couverture. Je suis en tout cas extrêmement satisfait.

Comme le livre n'est pas sorti (je donnerai la date de sortie très prochainement), pour obtenir mes tout premiers avis de lecteurs, il m'a fallu descendre très très bas :

Ce bouquin, c'est l'enfer - Asmodée

Ce livre a une odeur de soufre - Belzébuth

J'ai aimé ces pages à me brûler la peau - Lilith

;)

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 16:27

Avec l'émergence (lente, mais indiscutable en France) de l'ebook, on assiste à la naissance de nouvelles maisons d'édition spécialisées dans le numérique. Un gros éditeur comme Bragelonne va même jusqu'à créer des contrats qui n'incluent que la distribution numérique, à l'exclusion de toute autre. Ces contrats peuvent être limités dans le temps, ils n'en sont pas moins à examiner avec la plus grande méfiance par les auteurs. Cinq ou dix ans dans l'univers du numérique, c'est une éternité d'opportunités que vous pouvez laisser échapper...

 

Prestige et validation. Telles sont les deux mamelles que l'auteur en herbe aspire à têter, tant et si bien qu'il serait prêt à tous les sacrifices pour cela. Le prestige d'un nom d'éditeur reconnu, par exemple dans le milieu de la SFFF avec Bragelonne, peut faire tourner bien des têtes.

 

Imaginez-vous en tant qu'auteur signer un contrat de distribution exclusivement numérique. L'un de vos contacts sur un réseau social apprend que vous êtes édité et enfin reconnu. Votre livre est sorti. Il n'a pas bien vu le côté exclusif de la distribution et se précipite en librairie.

 

Que va-t-il penser, en s'apercevant que votre ouvrage ne figure pas dans les rayons aux côtés des autres auteurs Bragelonne ? Quand il va savoir que vous êtes publié uniquement en numérique ? "L'éditeur ne veut prendre aucun risque avec cet auteur." Ou bien : "c'est un auteur de deuxième catégorie". Voilà ce qui risque fort de lui traverser l'esprit.

 

Croyez-moi, même au début de votre carrière, vous ne voulez pas être l'auteur de deuxième catégorie. A moins, bien sûr, de vouloir un aller simple pour le pays de l'Anonymat et de l'Oubli.

 

Vous me direz, en tant qu'autoédité, mes livres ne sont pas distribués non plus physiquement en librairie.

 

Certes, mais je touche aussi 70% sur mes ventes d'ebook. Et je vends aussi mes livres en version papier, quoique uniquement en dédicace ou par correspondance.

 

L'auteur Joe Konrath nous signale dans la partie "commentaires" de son blog que certains contrats proposés par les éditeurs mentionnent 25% de droits sur les bénéfices de l'éditeur. Une manière très retorse de masquer le fait que l'auteur ne touchera en fait que 15% du prix de l'ebook, au final. Ce type de modèle de contrat peut se retrouver en France. Cela paraît fou, mais ce n'est pas de la parano que de le redouter.

 

Par ailleurs, ce que l'on pourrait appeler les stigmates de l'autoédition sont, grâce à des auteurs comme Joe Konrath, Hugh Howey ou Marie Force aux Etats-Unis, David Forrest ou Jacques Vendroux en France, en train de disparaître plus vite qu'on ne l'aurait cru possible. Vous préférez toucher 70% en publiant directement par KDP Publishing, Kobo Writing Life et les autres ou bien 15 % ?

 

Pourquoi une auteur comme Marie Force arriverait-elle à faire des bénéfices à sept chiffres (donc, dépassant le million de dollars) avec ses ebooks autoédités si les lecteurs se préoccupaient de la manière dont sont édités les livres ? Cette hantise est une hantise d'auteur.

 

"Oui, mais la validation ?" me demanderez-vous.

Sans vouloir faire de la psychologie à deux sous, ce besoin de validation remonte à notre petite enfance - d'où la métaphore mammaire du début. Il est utilisé par les parents pour éduquer leurs enfants. Puis, par les enseignants pour sanctionner ou récompenser leurs élèves. Et enfin, par les grands éditeurs pour faire de l'argent. 

 

Tous les gens qui savent relire un roman et le corriger de manière satisfaisante ne travaillent pas en maison d'édition, croyez-moi.

 

Je vais maintenant vous révéler le secret des auteurs qui commencent à avoir de la bouteille. Les seules véritables personnes habilitées à vous valider, ce sont les lecteurs. Les lecteurs, parmi lesquels peuvent se trouver d'autres auteurs talentueux. Pas les éditeurs. A bon entendeur...

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 19:54

De retour de Trolls & Légendes 2013, je m'aperçois que mes textes en ligne n'étaient pas encore suffisamment accessibles via le présent blog. Vous trouverez maintenant un lien "ebooks gratuits" en permanence en haut du blog, et en accédant à l'article en question, vous pourrez non seulement visualiser les extraits, chapitres complets du cycle d'Ardalia et une nouvelle SF complète, Les Explorateurs, sur écran, mais encore les télécharger dans le format de votre choix : Kindle, epub (Sony, iPad, Kobo, Bookeen...) et PDF imprimable. Cette rubrique comportera aussi d'ici quelques semaines les trois premiers chapitres du troisième et dernier tome d'Ardalia. Bonne lecture !

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 19:11

Ça y est. L'idiot que je suis a terminé son histoire pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien. Ou du moins le premier jet. 

 

Le troisième tome d'Ardalia est pour l'instant un peu plus long que prévu : quasiment 190 000 mots, 1 million 137 000 signes. Soit environ la moitié de A Memory of Light, dernier tome de la Roue du Temps de Brandon Sanderson et Robert Jordan.

 

Pour comparer, le premier tome, Le Souffle d'Aoles, faisait 124 000 mots et le deuxième, Eau Turquoise, 130 000 (394 pages en format 15 x 22 cm).

 

La période de corrections/révisions va pouvoir commencer. Elle sera longue, mais j'ai déjà fait relire le livre en parallèle de son écriture pour gagner du temps (il ne reste qu'un chapitre à lire pour l'un des correcteurs), et les nouvelles de mon premier relecteur sont rassurantes : pas de chapitre à supprimer ou à réécrire de A à Z.

 

Etant donné que c'est la première fois que je m'attelle à des corrections aussi longues, je préfère ne pas donner de date de sortie pour le moment.

 

La prochaine étape sur ce blog sera la présentation de l'image de couverture, signée (je l'espère) Thibaut Desio. 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 15:03

Bien que m'y étant pris un peu tard cette année, je serai présent à Trolls & Légendes 2013 à Mons, en Belgique du 29 au 31 mars. Merci à Valérie Frances d'avoir pensé à moi pour cet événement, l'un des plus sympathiques des littératures de l'imaginaire, et qui demeure abordable pour un autoédité. Ne vous étonnez pas si je ne figure pas sur la liste d'exposants du site officiel, je n'ai bénéficié d'un désistement que très récemment. J'y dédicacerai mon recueil Les Explorateurs ainsi que les deux premiers tomes du cycle d'Ardalia. A bientôt pour un festival haut en couleurs...

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 13:14

S'il y a une chose dont on peut être sûr, c'est que l'amour ne s'achète pas. Pour le succès et la gloire, il semble bien qu'il en aille autrement. Dans le milieu de la grande édition notamment, l'auteur Soren Kaplan décrit dans un billet ravageur comment il a acheté pour son ouvrage Leapfrogging une place dans la liste des best-sellers du New-York Times. Pour cela, il a utilisé les services d'une société, Resultsource, habituée à travailler pour les grands groupes d'édition, selon ses dires. 

 

C'est un énorme éléphant malodorant de dix mille livres dans la salle de conférence que chacun s'applique de son mieux à ignorer, selon les propres termes de Soren Kaplan. En d'autres termes, tout le monde le sait dans le mileu de l'édition. En y mettant suffisamment d'argent, un auteur esseulé (cela a été le cas pour Soren Kaplan) ou une entreprise d'édition peut payer une société comme Resultsource pour que le livre soit acheté et apparaisse dans la liste des best-sellers du New York Times et du Wall Street Journal.

 

Il suffirait d'après Kaplan que le livre soit acheté 3000 fois dans une courte période pour apparaître dans la liste du Wall Street Journal, et 11000 fois (dans les points de vente et librairies appropriés) dans la même période pour que le livre apparaisse dans la liste des best-sellers du New-York Times.

 

L'intérêt ? Aux Etats-Unis, apparaître dans ces listes est un véritable tremplin pour la carrière de n'importe quel auteur. Il peut alors inscrire sur la couverture de son prochain livre la mention "New-York Times bestseller".

 

Cela ne signifie pas pour autant que le bouche-à-oreille ou les goûts du public n'ont aucune incidence, ou qu'un livre vraiment mauvais puisse rester très longtemps dans ces fameuses listes. Mais vous êtes vous déjà demandé pourquoi un livre qui vous paraissait médiocre devenait best-seller ? Vous avez la réponse.

 

On savait déjà, depuis l'affaire John Locke aux Etats-Unis, qu'un auteur pouvait payer pour bénéficier de commentaires sur Amazon.

 

On savait déjà que les grandes maisons d'édition payaient pour que les livres de leurs auteurs les plus vendeurs figurent en évidence, face avant sur les meilleurs tables des libraires.

 

On savait déjà qu'environ un tiers des livres sortis en librairie étaient écrits par des nègres littéraires, ou ghostwriters, rémunérés par les grandes maisons d'édition.

 

On savait déjà, pour la France, qu'il existe des arrangements entre maisons d'édition sur la désignation des prix littéraires (qui sont notre équivalent des listes de best-sellers du New-York Times).

 

On savait déjà que des grandes maisons d'édition comme Penguin n'hésitaient pas à racheter une entreprise comme Author's Solution, entreprise d'édition à compte d'auteur notoirement reconnue pour tirer parti de la naïveté d'auteurs.

 

On savait déjà qu'il existait une forme de loi de silence dans le milieu de l'édition, loi qui permet de faire en sorte d'éviter que la plupart des faits ci-dessus exposés ne soient connus du grand public.

 

On se doute aussi qu'il existe des listes noires afin de faire en sorte que certains auteurs trop critiques envers le milieu de l'édition ne puissent être publiés par de grands éditeurs.

 

On sait donc à présent jusqu'où peut aller l'emploi du mot "business" quand il est accolé à celui d'"édition".

 

Il ne s'agit pas ici de dire que tous les éditeurs sont pourris et les auteurs (notamment autoédités) de blanche colombes. John Locke est par exemple un auteur autoédité. Il ne s'agit pas non plus de dire que les règles du jeu sont systématiquement truquées et que ça ne vaut pas le coup d'essayer de faire son trou. Elles le sont en grande partie, oui. Et elles le resteront.

 

Le but de ce type d'article est d'éveiller la conscience du public. Eh oui, je ne pense pas que ce genre d'affaire fera la une du 20H. Heureusement, Internet est en train de devenir un média puissant.

 

Si cela peut permettre de faire un peu moins confiance aux listes des bestsellers et un peu plus au jugement propre de chacun, je crois que l'on s'en portera mieux. Pas vous ?

 

[Edit 07/03/2013 : à lire aussi pour les anglophones, l'article du Wall Street Journal sur le sujet.]

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  • Marié et père de deux enfants, j'ai été critique de jeux vidéo avant de me tourner vers l'écriture. Mes sources d'inspiration : tout ce que je peux vivre personnellement ou par procuration !
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