Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /2010 18:41

Je reprends ici la vidéo de Denis van Waerebeke présentée à l'exposition "Bon appetit" à la Cité des sciences et de l'industrie à Paris. L'angle SF choisi, celui de la planète Terre et des humains vus d'un oeil extérieur, m'a rappelé une BD de mon père (résolument pessimiste pour sa part, mais elle date des années 80) qui figure sur cette page. Nostalgie...

 

 


Cliquez sur l'image ci-dessous pour vous rendre sur la page de la BD :

 

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Par Alan Spade - Publié dans : Divers - Communauté : Autres Mondes...
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 17:02

Un réseau social de critique de livres comme Babelio, c'est toujours une très bonne chose quand, perdu dans la masse des parutions de la rentrée, on cherche quelques centaines de pages d'aventure ou d'évasion à se mettre sous les yeux. Vous pouvez à présent retrouver Le Souffle d'Aoles sur cette page, et si, ayant lu le livre, vous souhaitez me témoigner votre soutien en y allant de votre petit mot, ne vous gênez surtout pas ! :)

Par Alan Spade - Publié dans : Idées lecture - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 21:49

Au moment où j'aborde enfin, avant les indispensables phases de relecture/réécriture, l'écriture du dernier chapitre de la suite du Souffle d'Aoles, deuxième tome du cycle d'Ardalia  - non je ne suis pas satisfait de mon rythme de travail, et oui je ne peux m'en prendre qu'à moi-même - j'ai envie de vous parler de ce que j'appelle la "recherche documentaire imaginaire". A savoir que lorsqu'on bâtit un cycle se déroulant sur une autre planète, mettant en scène des peuples intelligents autres qu'humains dans des environnements différents, il est nécessaire, non seulement d'ouvrir son esprit à une certaine forme d'altérité, mais aussi de questionner sans relâche ce qui nous vient de notre imaginaire, pour savoir comment cela pourrait fonctionner dans les faits. Pour moi, il ne s'agissait en effet pas de "créer un monde dans une bulle de champagne", comme on me l'avait suggéré au tout début, de fabriquer un univers onirique dont la seule auto-justification ou auto-légitimation serait son existence sur le papier ou sur l'écran d'ordinateur, mais bien d'essayer d'enraciner cet univers dans la réalité. Mon but étant avant tout de faire venir le grand public à la fantasy, et plus précisément à la science-fantasy, plutôt que de m'adresser à des spécialistes du genre. Poussées à fond, ces recherches documentaires pourraient carrément empêcher l'écriture de la partie fictionnelle, je veux dire, cela peut prendre toute une vie. Même en les allégeant comme je l'ai fait, on se rend compte après coup qu'on n'utilise qu'une petite partie de ce qu'on a développé, c'est assez frustrant, et ce, d'autant que je suis un auteur qui ne va jamais très loin dans les descriptions - je privilégie la fluidité et le rythme de lecture. Ce travail n'est pas inutile, cependant, car je crois que lorsqu'on y consacre un minimum de temps et d'application, le lecteur s'en aperçoit. Ma méthode, dès lors qu'il s'agit de mettre au point les détails, consiste à essayer de me restreindre à ce qui sera utile à l'oeuvre future : pour schématiser, inutile de construire les décors d'une ville entière si l'histoire se déroule dans un appartement. Quitte, bien sûr, à élaborer de nouveau en cours d'écriture du roman ce qui fait défaut, ou à réajuster. Ces recherches peuvent englober aussi bien l'histoire des différents peuples que la géographie/topographie, la faune et la flore, l'artisanat, le commerce, les relations entre les peuples, la mythologie, la magie, etc. J'ai conçu le passage que je copie ci-dessous, à l'exception de quelques modifications dues aux deux premiers tomes, en 2004. Certains éléments m'ont été utiles pour le premier tome, d'autres me servent pour le deuxième. Etant donné que ce dernier sera davantage centré sur les Malians, le peuple de l'eau, j'ai choisi un passage qui traite de leurs habitations, les conques.

 

 

Fabrication, mobilier et chauffage des conques

 

Fabrication : dans la plupart des cas, les conques sont bâties en spirales : on fabrique d’abord un grand anneau de résine au centre de la demeure, qu’on redresse à l’aide de cordes, puis que l’on maintient à l’aide de longues tiges de cannelées, puis on place d’autres anneaux de taille décroissante de part et d’autre. Puis on relie ces anneaux à l’aide d’une armature en tiges de cannelées (à l’origine découpées à l’aide d’acide d’ortalie ou de silex gris, mais depuis la rencontre avec les Krongos les Malians se servent d’outils en silex bleu) enduites de résine non solidifiée. Enfin on place la terre cuite ou les pierres jointes par de la résine, ou encore, des plaques de marbre conçues pour s’interpénétrer (auquel cas les tiges de cannelées subissent le passage dans un bain d’ambreroche). Mais certaines habitations sont formées de plusieurs conques s’entrecroisant les unes les autres. C’est ainsi qu’elles peuvent avoir plusieurs étages : une ou plusieurs structures en forme de conque se superpose(nt) sur la structure de base, qui elle est posée à plat sur le sol. Pour les demeures les plus hautes, on a des conques se lovant concentriquement autour d’elles-mêmes. Plus elles sont hautes et plus le diamètre des anneaux centraux (rez-de-chaussée) est important.  Quand on veut accéder à un étage, on pénètre dans une nouvelle conque. Elles sont pourvues pour la plupart d’ouvertures rondes : de la résine jaune pâle enchâssée dans des fenêtres en bois, laissant passer une lumière assez faible. Les volets en bois sont également ronds. A l’intérieur, il n’existe pas d’escalier à proprement parler, mais on accède au(x) niveau(x) supérieur(s) en enjambant les anneaux de résine et en gravissant le sol en pente. Ouvertures : les portes, en bois, sont pourvues de poignées (horizontales) et se rabattent du haut vers le bas. Leurs extrémités latérales et inférieures glissent dans des fentes (huilées) jusqu’au sol. Les portes des demeures les plus pauvres sont légères et peu résistantes, celles des riches sont lourdes et résistantes, celles des familles de la noblesse sont légères et résistantes, car entièrement plongées dans l’ambreroche.

 

Mobilier : A l’intérieur des demeures, on trouve des coffres en bois, des tabourets plus ou moins luxueux selon le statut social des occupants, des demi-tables, des lits de mousse. Grâce à leur squelette en glumass, les Malians se tiennent naturellement droit et n’ont pas besoin de dossier pour leurs chaises (même quand ils sont mil’ser*). Ils utilisent des récipients en céramique ou bois, et mangent leur nourriture avec leurs longs doigts fins. Les intérieurs sont éclairés par des lampes à huile d’astarine.

 

Chauffage : les Malians ne se chauffent pas autrement qu’en se couvrant de fourrures ou de couvertures (quand ils dorment). Leurs habitations sont bien isolées. Les feless’tu* produisent davantage de chaleur que les mil’ser*, de sorte qu’ils résistent mieux au froid, mais même les mil’ser ressentent moins le froid qu’un Hevelen. Les Malians du nord parviennent cependant à réchauffer leurs demeures en faisant chauffer à l’extérieur des habitations des pierres, les carbonites, ayant la propriété de conserver et retransmettre la chaleur, puis en les remettant à l’intérieur.

 

*Feless'tu signifie "fusionné", mil'ser : les malians sont des créatures ayant des affinités avec l'élément liquide. A la naissance, la plupart d'entre eux vont fusionner (s'adosser) avec un autre individu, pas forcément de sexe opposé, et devenir feless’tu. Les autres, ceux qui n’ont pas trouvé leur « être idéal », demeurent isolés, mil’ser.

Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire - Communauté : Autres Mondes...
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 23:43

Je diagnostiquais dans ma récente interview au blog Belisamart (je me cite)  : "L'absence d'agents artistiques qui effectueraient un vrai travail de prospection et d'intermédiation se révèle (...) très fortement préjudiciable à l'éclosion de nouveaux talents." Pour tenter de commencer à remédier à ce problème (restons modeste) propre à la France, afin aussi de permettre aux éditeurs de gagner du temps et de l'énergie dans le tri des manuscrits qui leur sont proposés, il serait peut-être bon de créer un site qui, sous forme de tableau, comparerait les différents contrats d'édition proposés aux nouveaux auteurs de manière simple et synthétique. L'annuaire Audace, de Roger Gaillard, publié par l'Oie plate en 2005 et réactualisé, le fait déjà, mais tout le monde ne peut se l'offrir. Si les éditeurs acceptaient de communiquer ces données (certains le font déjà) en autorisant leur publication sur ce site en projet, les auteurs enverraient leurs manuscrits en toute connaissance de cause, et chacun gagnerait du temps.

 

On pourrait noter sur ce tableau des éditeurs à compte d'éditeur le pourcentage de droits d'auteur pratiqué, le montant de l'à-valoir s'il y a lieu, la durée de la cession des droits, l'existence ou non d'une clause de préférence indiquant que l'auteur doit publier son ou ses prochains romans (et dans ce cas, leur nombre) chez ce même éditeur, la cession ou non des droits audiovisuels dans le cadre du contrat initial, le pourcentage de droits d'auteur sur les exemplaires numériques (ebooks), le nombre d'exemplaires papier destinés à l'auteur et à la presse, la périodicité du relevé de comptes et du versement des droits.

 

Autres données très importantes à rajouter, le tirage moyen pour un nouvel auteur, et le fait de mentionner si l'éditeur a déjà, par le passé, fait des traductions en langue étrangère ou négocié des adaptations audiovisuelles (avec citation des oeuvres concernées).

 

Faisons donc l'expérience, si vous êtes éditeur et que vous souhaitiez me communiquer ces données, je m'engage à les communiquer sur un site ou un blog (les blogs permettent plus facilement l'actualisation) créé pour l'occasion, de manière transparente, afin de venir en aide aux uns comme aux autres, auteurs et éditeurs. Merci d'avance...

 

 

P-S : si en lisant ce billet, vous souhaitez me suggérer d'autres données utiles, n'hésitez pas à le faire en commentaire.

Par Alan Spade - Publié dans : Projets - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /2010 14:15

Juste un petit message en passant pour signaler ma prochaine séance de dédicaces pour le Souffle d'Aoles à la librairie Ciel Rouge de Dijon le 24 juillet, de 14h00 à 19h00 (62, rue Jean-jacques Rousseau, 21000 Dijon). Après avoir déjà reçu bon accueil à  la librairie l'Ange de Gisors, il était logique que je prolonge mon séjour au sein du firmament, avec une librairie cette fois spécialisée dans les univers fantastiques et féériques...

 

ciel_rouge.jpg

 

La librairie Ciel Rouge, 62 rue Jean-Jacques Rousseau à Dijon

Par Alan Spade - Publié dans : Salons, événements - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 12:07

Suite et fin de l'interview pour le blog Belisamart.

 

 

12. B'A : Comment fais-tu pour gérer plusieurs activités en même temps?
Alan SPADE : Je jongle. Je suis obligé de fractionner mon temps d'écriture de manière quasiment insupportable. La machine écriture est longue à lancer, et quand je dois m'interrompre pour aller m'occuper des enfants, c'est très frustrant. Mon travail alimentaire est heureusement à temps partiel, ce qui me donne un peu de temps pour ma troisième activité, celle d'éditeur, qui consiste en ce moment principalement à obtenir des dates de séances de dédicace, et à me faire payer mes factures. Et cela non plus n'est pas de tout repos. Imaginez-vous : vous obtenez une séance de dédicaces, vous venez avec vos livres, vous en vendez quelques-uns dans un centre commercial et les gens vont les payer en caisse, vous envoyez une facture et un mois et demi plus tard, vous n'êtes toujours pas payé ! C'est ce qui m'arrive en ce moment avec la séance de lancement du livre à Conflans. Heureusement qu'il existe des agences de recouvrement, mais c'est quand même dommage d'en arriver là. Quand je vous disais que je pensais à spadassin en optant pour Spade…

13. B'A : Quel personnage et/ou quelle créature aurais-tu aimé être et/ou à laquelle pourrais-tu t'identifier le plus ?
Alan SPADE : Un elfe noir rejeté par son peuple et qui mènerait une vie d'errances. Un chasseur et un philosophe. En l'occurrence, Drizzt do'urden, le héros inventé par R.A. Salvatore.

 

drizzt.JPG

 

Terre Natale, le premier volume
de la 
Trilogie de l'Elfe Noir, de R.A. Salvatore

 

 

14. B'A : Si tu ne faisais pas cela, quel aurait pu être ton autre métier ?
Alan SPADE : Je ne vois pas trop. Quelque chose de très physique, qui m'empêche de penser et me transforme en bête de somme. Treuillard, par exemple (c'est un néologisme inventé pour les soins de mon roman : personnes qui font tourner les treuils reliés par des cordes à des nacelles faisant office d'ascenseur).

15. B'A : Peux-tu nous parler de tes futurs projets ?
Alan SPADE : Je suis en train d'écrire la suite du Souffle d'Aoles. Cette fois, le roman sera centré sur le thème de l'eau et non du vent. Les Malians y tiendront donc une place importante, mais on retrouvera la plupart des personnages du premier. Ensuite, le troisième et sans doute dernier tome du cycle d'Ardalia, où il sera question de la terre et du feu. Après, j'envisage de retourner vers le space opera, avec peut-être une petite incursion entre-temps dans le monde réel, qui sait.

 

Lesouffle

 

La couverture de Thibaut Desio, lauréat du concours Le Souffle d'Aoles, mars 2010

 

 

16. B'A : Quels conseils donnerais-tu pour quelqu'un qui veut se lancer à son tour ?
Alan SPADE : Ne pas rester seul dans sa démarche d'écriture. Un, voire plusieurs regards extérieurs sont indispensables. Si la personne n'a aucun proche autour d'elle pour l'aider, il existe heureusement des forums. Il faut croire à ce que l'on fait et persévérer. Savoir se remettre en cause tout en évitant de poser un regard définitif sur soi. Ne pas vouloir en vivre à tout prix immédiatement, sauf à vouloir devenir un nègre littéraire. Ce qui signifie en général, se trouver une activité alimentaire stable.

A mon sens, les manuscrits envoyés par la poste sont des bouteilles à la mer. La démarche de recherche d'un éditeur comporte de nombreuses similitudes avec la recherche d'emploi. De nos jours, envoyer un manuscrit sans relance ni contact humain revient au même que d'arroser des employeurs avec des lettres de motivation sans les relancer. Efficacité, zéro. De même qu'à compétence égale, un employeur choisira au feeling ou par le biais de recommandations, un éditeur réagira le plus souvent sur un coup de cœur pour un premier roman. Mais mieux vaut qu'il vous connaisse aussi, car entre deux coups de cœur, l'éditeur optera à coup sûr pour la personne qu'il connaît le mieux et qu'il préfère. Cela signifie que ce n'est pas forcément votre compétence d'auteur qui est remise en cause en cas de refus. Si vous avez vraiment travaillé votre roman, il y a même de grandes chances que ce ne soit pas le cas.

Le fait est qu'en France, les agents artistiques ne s'occupent que des écrivains reconnus. Or, comme on l'a vu, le relationnel est important pour se faire éditer. Il se trouve justement que s'il y a une catégorie de personnes introverties, qui ont du mal à « se vendre » et ont tendance à rester dans leur bulle sans faire de relationnel, ce sont bien les auteurs. L'absence d'agents artistiques qui effectueraient un vrai travail de prospection et d'intermédiation se révèle donc très fortement préjudiciable à l'éclosion de nouveaux talents.

L'assentiment de proches ne suffit pas pour se faire une idée de son niveau bien sûr, néanmoins, si vous galérez vraiment trop pour trouver un éditeur, je conseillerais l'autoédition. Je dirais même que ce ne doit pas être un choix par défaut, et que c'est un projet d'activité qui doit se préparer. Il ne faut pas hésiter à aller contre l'ordre établi en la matière, en considérant que oui, l'autoédition est une activité qui a sa noblesse et sa légitimité. Il faut absolument que vous, auteur, soyez le premier à respecter cette activité si vous la choisissez, et à l'embrasser dans toute sa complexité – elle vous le rendra. La légitimité, elle ne vous viendra pas tout de suite. Même si vous vendez en séance de dédicace, cela ne signifie pas encore grand-chose. Elle vous viendra, si quelqu'un qui a lu votre ouvrage et que vous ne connaissez ni d'Eve ni d'Adam vous en parle avec les yeux qui brillent. C'est cela qui compte.

Je conseillerais enfin de se méfier de l'aspect psychologique des choses. Un éditeur, comme un employeur, a vite fait de se transformer en parent de substitution. On a tendance à rechercher l'approbation de son éditeur ou du comité de lecture, ce qui est évidemment infantilisant. En définitive, je trouve plus valorisant et plus dynamisant de considérer les éditeurs comme des concurrents que comme les uniques détenteurs de la Vérité.


Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire, éditer - Communauté : Autres Mondes...
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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /2010 15:11

J'avais annoncé dans un billet du 18 mai ma présence en séance de dédicaces à la librairie l'Ange de Gisors le samedi 19 juin. La séance en question a été déplacée à ce samedi 26 juin, ce qui a laissé le temps à Elisabeth, la libraire, d'alerter les journalistes (Paris Normandie, L'impartial, Le Parisien Oise et Oise hebdo). Merci à elle pour ses efforts, et à samedi à partir de 14h30, 8 rue de Paris à Gisors (27).


 

l'ange

Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire, éditer, lire - Communauté : manuscrits en ligne (romans)
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /2010 15:37

Suite de l'interview que j'ai donné au blog Belisamart...

 

Mais revenons au passé : après cette grave déconvenue, je suis passé à l'auto-édition, en me dirigeant dans un premier temps vers un prestataire en ligne québécois, puis, sur le conseil d'une amie auteur vers lulu.com. Je me souviens d'un autre baptême du feu : la convention de science-fiction française de 2006 à Bellaing, où je présentais Espace et Spasmes, mon recueil de nouvelles devenu par la suite Les Explorateurs. Je n'y avais vendu aucun livre malgré une revue de presse globalement favorable. Zéro ! J'y avais heureusement fait des rencontres sympathiques. Par la suite, j'ai trouvé un emploi alimentaire, ce qui m'a permis de poursuivre mes démarches d'écriture et de recherche d'éditeur de manière plus détendue.

La première fois où j'ai vraiment trouvé un éditeur ? Il a juste fallu être au bon endroit au bon moment : Lokomodo cherchait de nouveaux ouvrages pour augmenter sa collection et se diffuser en librairie. J'ai rencontré l'éditeur, Ludovic Berneau, au salon de Nogent-sur-Oise. Cette expérience m'a permis d'évaluer les avantages et inconvénients de la petite édition, et, pour tout dire, de faire tomber pas mal d'illusions. C'est donc en toute connaissance de cause que j'ai décidé de m'autoéditer à nouveau, quelques mois plus tard. Cette fois, en ne passant plus par lulu, qui ne permet pas de dégager des marges intéressantes et facture trop lourdement les frais de port.

 

couvlesexplorateurs.jpg

 

La couverture des Explorateurs en format de poche, 
réalisée par Niobé en 2009

 

5. B'A : D'où te vient ton inspiration ? As-tu une technique pour éviter la panne sèche ou te remotiver ?
Alan SPADE : Pour le Souffle d'Aoles, par exemple, je suis parti sur des éléments. J'ai lié en quelque sorte peuples et mythologies aux quatre forces élémentaires, en me demandant ce qui pourrait les caractériser et comment m'arranger pour sortir des sentiers battus. J'ai ensuite travaillé l'univers, sa géographie, sa topologie, son histoire, sa faune et sa flore… Puis, j'ai mis au point l'intrigue, que j'ai retravaillée à plusieurs reprises. Là, j'ai utilisé certains éléments vécus, des souvenirs que j'ai transposés et modifiés de manière à atteindre une certaine impression de véracité, à force de réécriture. Bien que le livre traite de non humains, j'ai donc fait le choix de m'appuyer sur un référentiel humain pour étudier les réactions des personnages, en faisant néanmoins en sorte que leur manière de parler et leur attitude soient affectées par leur environnement. Il ne s'agit donc pas d'un ouvrage expérimental mais bien grand public, et l'impression d'altérité n'y est sans doute pas aussi prégnante que dans, par exemple, le fascinant cycle de Tschaï de Jack Vance.

 


cycle tschai

 

Le cycle de Tschaï, de Jack Vance

 

Pour éviter la panne sèche et me remotiver, je me relis et me corrige ou réécris certains passages. Quand je bute vraiment sur quelque chose, ou que je n'ai pas le courage, il peut m'arriver de ne pas écrire du tout et d'aller me coucher en réfléchissant vaguement au problème. Le lendemain, en général ça se dénoue. Il ne faut pas se braquer. Il faut laisser travailler les petits gars du dessous, comme le dit Stephen King dans son livre Ecriture.

6. B'A : Qu'est-ce qui te pose le plus de difficultés ? Y a-t-il quelque chose que tu t'interdis d'écrire ?
Alan SPADE : Ce qui m'a posé le plus de difficulté par le passé était de sortir d'un état émotionnel de déprime pour entrer dans l'écriture. Maintenant que ma situation s'est stabilisée, le plus difficile est sans doute de démarrer un nouveau chapitre ou paragraphe. Pas un chapitre ou paragraphe lié au précédent, mais impliquant de nouveaux lieux et d'autres personnages. Mais pour être franc, tout est difficile pour moi. Composer des personnages crédibles, mettre du relief dans les dialogues, ne pas tomber dans la facilité des clichés ou des phrases toutes faites, décrire sans lourdeur… J'y vais par strates successives, en essayant d'affiner. Je m'interdis d'écrire des choses gratuites, des choses qui n'apportent rien à l'histoire. Je préfère une phrase moche et efficace à une autre, parée de tous les apprêts de l'esthétique et qui manque sa cible.

7. B'A : As-tu des modèles qui t'ont inspiré ?
Alan SPADE : Balzac est quelqu'un dont je me sens proche de par sa démarche d'écriture – pour le reste, un espace intersidéral nous sépare ! – depuis que j'ai lu l'excellente biographie de Stefan Zweig à son sujet, selon laquelle lui aussi a démarré comme un feuilletoniste sans scrupule et motivé par l'appât du gain – cela dit sans vouloir bafouer la mémoire du grand homme, bien sûr. De manière moins terre-à-terre, son traitement de la société et l'acuité de son regard sont un exemple pour moi. Sinon, il y a l'incontournable J.R.R. Tolkien, c'est lui qui m'a donné envie de concevoir au moins un livre-univers. Au niveau du style, je sais être proche de Stephen King, et en ce moment je suis pas mal influencé par Robert Jordan. J'aime aussi l'humanisme d'un Asimov et le talent pour la mise en scène d'un Stevenson. Je n'oublie pas non plus des scénaristes comme Charlier. Il y aurait tellement de noms à citer !

 

Balzac_2.jpg

 

Balzac - Le roman de sa vie, par Stefan Zweig


8. B'A : Qu'est-ce qui t'a encouragé à te lancer pour de bon ?
Alan SPADE : Le besoin d'autonomie financière. Je ne voulais plus dépendre de personne à cet égard, ce qui suppose en fait, ironiquement, de dépendre de tout le monde. Le constat, en outre, que mon prochain travail devrait être plus fortement lié à l'écriture.

9. B'A : Comment t'organises-tu pour "travailler" ?
Alan SPADE : J'essaye d'écrire tous les jours. Je n'y arrive jamais, bien sûr, mais c'est un but que je me donne en permanence. J'ai la chance de pouvoir faire deux fois quarante minutes de train en place assise par jour pour aller au bureau et en revenir, un temps que je consacre à l'écriture sur ordinateur portable. A la maison, j'écris quand les enfants sont couchés ou devant un DVD.

10. B'A : Tu as adopté un style, penses-tu te risquer à effleurer d'autres genres à l'avenir ou te sens-tu suffisamment à l'aise avec le tien pour lui être fidèle ?
Alan SPADE : J'essaye de faire évoluer mon style. Je sais être influençable, et c'est une composante que je suis obligé d'accepter. Sinon, j'aime bien essayer des choses nouvelles. Je pensais ne pas écrire dans le fantastique et j'en ai tiré une réelle satisfaction avec la nouvelle Grand Pouvoir Séculaire. Mais je ne suis pas sûr de pouvoir m'aventurer complètement dans le réel, c'est un domaine tellement étrange…

11. B'A : Tu as écrit plusieurs choses, as-tu une préférence pour l'un de tes romans/nouvelles ? Si oui, lequel et pourquoi ?
Alan SPADE : J'aime assez le côté déjanté de GPS. Sinon, bien que l'accouchement se soit fait dans la douleur, c'est bien vers le Souffle d'Aoles que va ma préférence. J'ai quand même un esprit assez conventionnel, c'était un défi pour moi d'écrire un roman situé sur une autre planète et dans lequel ne figure aucun être humain, tout en le rendant accessible au grand public. J'ai le sentiment d'avoir rendu réel quelque chose qui n'était qu'un rêve.

 

alice_couverture_final3.jpg

 


Grand Pouvoir Séculaire (GPS)
, dans l'anthologie Alice au Pays des Morts 
en 2009. Un moment très important, qui m'a permis de me professionnaliser
dans le domaine de l'édition. Couverture : Tom Robberts

Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire, éditer - Communauté : Autres Mondes...
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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /2010 00:05

Une mauvaise nouvelle est malheureusement venue ternir le très réconfortant article de Frédéric Gobillot, qui sur son blog, invoque les noms de Philip K. Dick, René Laloux et Moebius pour parler du roman Le Souffle d'Aoles. Excusez du peu... La mauvaise nouvelle, donc, concerne la probable prochaine mise au pilon des exemplaires du Souffle d'Aoles achetés en compte ferme par la Fnac de Châtelet. En effet, après trois semaines de présentation en rayon (et pour y être passé, je peux vous assurer que le livre trônait bien visible, même s'il n'était pas en tête de gondole), le Souffle d'Aoles n'a fait aucune vente, et a donc logiquement été retiré. Le pilon signifie la destruction pure et simple des ouvrages. Donc si vous vous sentez une âme de sauveur de livre, ou bien si vous connaissez des amateurs de fantasy, voire de SF sur Paris qui chercheraient quelque chose de nouveau à se mettre sous la dent et n'auraient pas peur de sortir des sentiers battus tout en partant à la découverte d'un nouvel auteur, merci de leur dire d'aller faire un tour au rayon science-fiction de la Fnac de Châtelet (métro les Halles) et de réclamer l'ouvrage auprès du chef de rayon. C'est sans doute sa dernière chance d'exister encore un peu là-bas. Je ne ferai pas d'autre appel, vous comprendrez que la démarche est difficile pour moi (vous en connaissez beaucoup, vous, des auteurs qui claironnent que leur livre va être pilonné ?). 

 

EDIT : Merci à Sylvia da Luz, de la communauté manuscrits en ligne, d'avoir relayé cet appel envers les membres de la communauté, et merci à la communauté Autres Mondes d'en avoir fait autant sur facebook.

 

 

couv ardalia thibaut desio mddlesanstexte

 

 

Lesouffle.jpg

 

 

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Par Alan Spade - Publié dans : Idées lecture - Communauté : Autres Mondes...
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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /2010 00:13

Nathy Lunathyque du blog Belisamart, que je remercie ici pour son travail, a eu la bonne idée de me demander une interview à un moment de ma vie où je ressentais précisément le besoin de faire le point sur le parcours accompli. On a souvent tendance à enjoliver les faits en entretien, je me suis donc astreint à une certaine sincérité. Je ne suis pas sûr d'y être toujours parvenu, mais j'ai fait de mon mieux. Comme j'avais pas mal de choses à dire, j'ai décidé de scinder cette interview en trois partie sur ce blog. Si vous faites partie des courageux(ses), vous pouvez d'ores et déjà en retrouver l'intégralité sur le blog de Belisamart ou sur mon site. Ne vous étonnez pas de retrouver une petite bio en préambule de l'interview, celle-ci m'a semblé nécessaire à la compréhension du tout.

 

Biographie :


Né à Quito en Équateur en 1971, Alan Spade a ensuite passé une partie de son enfance en Afrique sub-saharienne. Ses parents ont finalement choisi de s'établir dans le sud de la France, où Alan a fait connaissance avec les auteurs classiques de l'hexagone en même temps qu'il baignait dans les romans d'Asimov, Lovecraft, Bradbury, Tolkien, King et tant d’autres... Marié, il est l’heureux père d’un petit garçon de deux ans et d’une petite fille de 5 ans. Il réside à présent à Pontoise, dans la région parisienne, mais se définit avant tout comme "citoyen du monde." Ce qui, étant donné son parcours, n'est pas une surprise…

 

Œuvres :

Mai 2009 : GPS (nouvelle fantastique parue dans l’anthologie Alice au Pays des Morts, collectif Babel la Ghilde des Mondes, ed. Emmanuel Guillot)
Juillet 2009 : Les Explorateurs (ed. Lokomodo)
Mars 2010 : Le Souffle d’Aoles (ed. Emmanuel Guillot)

 

 

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La toute première version des Explorateurs, sortie en 2005 sous le titre
d'
Espace et Spasmes. Couverture : Dorothée

Liens :

http://emlguillot.free.fr/
http://www.babelpocket.fr
http://emmanuelguillot.over-blog.com/

Interview :


1. B’A : Tu utilises un pseudo ? D'où vient-il ? Pourquoi ne pas garder ton vrai nom ?
Alan SPADE : Eh oui, j’utilise un pseudo. Alan, c’est en référence à un ami d’enfance, Alain. Lui et moi nous sommes tapés de bons délires, pour ainsi dire, dans notre adolescence. Je tiens à me souvenir de cela, ça me permet de me situer, de savoir qui je suis et d’où je viens. Spade, c’est pour sa consonance qui fait penser à Blade, et là, je pense au mythique Blade Runner. Mais c’est aussi pour moi une abréviation de « spadassin ». Non pas dans le sens de « tueur à gages », mais dans celui de « bretteur ». J’ai choisi Spade pour me souvenir qu’il faut avoir l’âme d’un guerrier dans ce métier, à la fois dans la phase d’écriture, où je me bats contre moi-même, contre les facilités d’écriture notamment, et dans la phase d’édition.

Si j’ai fait ce choix de ne pas garder mon vrai nom, c’est essentiellement pour des raisons d’ordre commerciales et marketing : pour vendre plus de livres. J’ai opté pour une consonance anglo-saxonne car mes ouvrages s’inspirent des auteurs cités un peu plus haut dans ma biographie, c’est un signal pour les lecteurs habitués à ces écrivains. C’est aussi parce qu’à titre personnel, mon premier réflexe quand j’étais « simple » lecteur et que je me baladais dans les rayons SF/Fantasy/Fantastique des librairies était de rechercher les noms anglo-saxons, les auteurs francophones ne venant qu’en second lieu. 

Cela me permet aussi de me distancier par rapport à ce personnage d’Alan Spade. Un peu comme dans un jeu de rôle, où, en supprimant les enjeux paralysants de la vie réelle, on regagne de la souplesse et de la marge de manœuvre. Ou bien, si vous voulez, à l’instar de Spiderman qui, lorsqu’il enfile sa tenue, laisse de côté l’étudiant timide et se fait fougueux défenseur de l’opprimé. Le costume fait l’homme, en quelque sorte. Il devient aussi plus facile de couper le cordon ombilical avec sa création et d’en parler comme d’un objet extérieur. C’est enfin une manière de répartir les rôles entre Alan Spade qui écrit et Emmanuel Guillot qui édite. Les gens ont besoin de cette répartition des fonctions, qu’on le veuille ou non.

 

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La deuxième version des Explorateurs comportait trois nouvelles 
en plus, soit huit en tout. Couverture : Dorothée


2. B’A : D'où te vient ta passion ? Et depuis quand écris-tu ?
Alan SPADE : Ma passion concerne d’abord les univers imaginaires, et là, elle remonte à mon enfance, à la découverte d’auteurs comme Tolkien ou King. J’étais un gros lecteur, de BD aussi bien que de livres d’ailleurs. Et pas seulement d’œuvres de fantasy ou de SF. J’ai tenu à aller un peu au-delà des ouvrages que l’on nous donne à lire à l’école, j’ai par exemple lu les Essais de Montaigne, la série de romans A la recherche du Temps perdu, de Proust, l’Emile de Rousseau, Victor Hugo, une partie de la Comédie humaine de Balzac, Homère, Virgile… Je tenais à me bâtir une culture classique éclectique – ce à quoi j’ai sans doute échoué, mais enfin j’aurais essayé.

Il y a écriture et écriture. J’ai commencé à écrire en 1996 en tant que critique pour des revues mensuelles spécialisées de jeux vidéo, la plupart du temps à la pige (c’est à dire en freelance), et j’ai eu cette fierté de gagner ma vie avec ma plume pendant huit ans. A partir de 2001, j’ai commencé à vouloir aller plus loin dans l’écriture tout en gardant cette vision « marchand de tapis » de ma plume. Je veux dire par là que l’écriture devait me rapporter de l’argent. Eh oui, je sais, shame on me ! En toute logique, mon destin aurait donc dû être de devenir nègre littéraire, et ce serait sans doute arrivé si je n’avais eu cet attachement si particulier aux univers imaginaires. C’est ainsi que le roman que j’ai écrit de 2001 à 2003 était une sorte d’hommage d’heroic fantasy aux livres dont vous êtes le héros, et notamment à la série Loup Solitaire, à ce détail près qu’il s’agissait déjà d’une création personnelle. Avec le recul, je suis heureux qu’il n’ait pas été publié, même si mes proches ont regretté de ne pouvoir lire la suite.

3. B’A :
Qu'est-ce qui t'a motivé à la partager avec un public ?
Alan SPADE : L’appât du gain, entre autres. J’étais habitué à être lu sous forme d’articles par les lecteurs des magazines. PC Team, chez qui j’ai été brièvement chef de rubrique, tirait par exemple à 20 ou 30000 exemplaires. Je me disais, si j’arrive à n’avoir que la moitié de ces lecteurs avec mon livre, ça fera quand même 10 ou 15000 ventes. Un raisonnement d’une naïveté excessive, je le reconnais ! (Pause.) Bon, d’accord, il n’y avait pas que cela. L’écriture était devenue une nécessité, il fallait que j’alimente ce désir, et il fallait que je m’améliore. Et pour m’améliorer, il me fallait un échange avec le public. Je ne sais pas si on peut parler de névrose. Peut-être.

4. B’A : Qu'est-ce qui a été le plus dur pour te faire éditer ? Raconte-nous un peu ton parcours.
Alan SPADE : Le plus dur dans mon parcours aura été ce moment charnière dans la période où j’avais noué des relations avec un éditeur rencontré au Salon du livre de Montreuil. Que mon premier manuscrit ait été refusé par lui alors qu’au départ, il s’était dit intéressé, avait déjà été un vrai coup dur, un uppercut dévastateur. Je m’étais en effet de plus en plus impliqué dans cet ouvrage, à force de l’écrire et de le réécrire. Et puis il me dit qu’il serait intéressé par un autre roman, et il me décrit, de manière vague, ce qu’il veut que je fasse. A cette époque, ma femme était enceinte et sans travail et je ne gagnais presque plus rien avec mes articles, notre situation était devenue très précaire. J’ai commis l’erreur de me lancer dans ce projet à corps perdu sans même exiger de signer un contrat. J’ai travaillé l’univers à fond, puis le synopsis, puis j’ai écrit les trois premiers chapitres. Malgré de très nombreuses relances, et en dépit du fait que jusqu’à ce que je lui envoie ces chapitres, le directeur de collection et moi nous étions vus régulièrement, je n’ai pas eu de réponse pendant six longs mois. Je ne pouvais pas écrire la suite pendant tout ce temps. Une véritable torture… Et évidemment, j’avais eu la faiblesse et le tort de croire que ce nouveau roman pourrait me tirer de mes difficultés financières. Même avec le recul, je trouve encore inhumain le traitement qui m’avait été réservé par cet éditeur, qui porte le nom d’un célèbre vicomte d’Alexandre Dumas. C’est ce projet ancien qui a trouvé un début d’accomplissement cinq ans plus tard, avec la parution du Souffle d’Aoles en mars 2010.

 

 

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Troisième et avant-dernière version des Explorateurs en 2006. 
La découverte de lulu.com aura été une étape importante dans
mes efforts de publication. Couverture : photo prise par le téléscope Hubble

Par Alan Spade - Publié dans : Ecrire, éditer - Communauté : Autres Mondes...
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- samedi 6 et dimanche 7 novembre : SIEL DE PARIS - BNF Salle Belvédère (18e étage)

Profil

  • Alan Spade
  • Homme
  • 17/10/1971
  • Pontoise
  • Musique Cinéma Littérature Jeux vidéo Tennis de table
  • Marié et père de deux enfants, j'ai été critique de jeux vidéo avant de me tourner vers l'écriture. Mes sources d'inspiration : tout ce que je peux vivre personnellement ou par procuration !

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